Nos constatations

Posted on

Nous constatons que l’immigration clandestine génère des foyers de conflits locaux pendant le trajet et dans les pays d’accueil ; nous pensons que notre présence (diffusion d’information) servira à la prise de conscience des populations concernées ; malgré cela, ceux qui tenteront l’aventure illégale ne pourront plus dire qu’ils n’ont pas été avertis des suites de leurs décisions. Pour une grande partie d’entre eux les faits terniront l’illusion qui les anime.

Il nous semble évident que la fuite des cerveaux est un handicap au développement économique des pays du Sub-saharien; nous pensons qu’il est de l’intérêt des gouvernants de ces pays d’être accompagnés pour préserver les populations des tentatives d’exode incontrôlé.

Il est urgent d’informer les candidats à l’exode des situations dégradantes causées par l’émigration sauvage vers les pays du Nord.

Il serait plus décent que les candidats à l’émigration connaissent mieux les risques encourus pour eux, pour leurs familles et les conséquences pour les pays de destination qui doivent gérer les drames humains sur les plans financier (par milliards d’euros), social (de l’intégration), humanitaire (les premiers secours), éducatif (la formation), culturel (la vie communauté).

Nous constatons que les souffrances occasionnées par la transhumance est porteuse de difficultés majeures dans bien des circonstances et surtout dans les cas illégaux qui nous intéressent ici.

Certes, dans les pays sub-sahariens on peut, physiquement, passer d’un pays à un autre facilement. On peut dire aussi, sans beaucoup se tromper, que dès l’enfance, on se construit, on s’épanouit avec les habitudes de vie du milieu local mais on peut également en souffrir.

Nous avons constaté que les flux humains qui se veulent sauvage ou illégal se justifient eux-mêmes en disant qu’« il n’y a rien à faire ici ». Nous savons également que la gestion des flux sur le continent du Nord soulève un défi organisationnel et international complexe dont la seule issue connue est humanitaire.

Tout le monde comprend que le nouveau-né au sein d’une communauté est imprégné de l’environnement culturel de celle-ci. C’est ce processus en développement chez l’enfant qui met en évidence les capacités d’imitation inhérente à l’individu. Naturellement, l’enfant enregistre les sons, les mots et ce qu’il voit. Progressivement, il absorbe, en quelque sorte, son entourage sur le plan du langage et des sensations.

Dès lors, la mémoire du nouveau-né se façonne pour devenir un outil dont il se servira toute sa vie. C’est le début de l’enracinement.

Evoquer le cheminement de l’enfant vers l’adulte, c’est comprendre que l’enfant a besoin d’un environnement qui l’aidera à se développer, au sein de sa communauté, à se socialiser, à respecter les coutumes, afin qu’il apprenne à vivre dans un groupe humain et aussi à se conquérir lui-même et plus tard à devenir maître de lui-même. L’avantage pour l’homme est évident ; il peut se déplacer à pied, en bateau, en train, en avion.

Mais peut-on considérer qu’il suffit de penser reproduire la mémoire de sa terre natale, les rites du milieu social et éducatif, ses habitudes comportementales, son mode vestimentaire, dans un espace complètement autre, au milieu d’une communauté autre pour justifier que l’adaptation entre l’homme et ce nouveau milieu est dès lors acquise ?

Peut-on considérer que toutes les cultures, que toutes les identités que constituent les caractéristiques individuelles, que les modes de vie propres à chaque groupe ethnique, que les idéologies des peuples aussi variés soient-ils dans le monde puissent se mélanger, se fondre en un tout, se combiner pour former une sorte de soupe collective !… Et cela sans dégâts, sans incompréhensions, sans perdre de leurs spécificités et dans la bonne humeur ?

Il n’est pas avantageux de troquer ses propres racines culturelles en échange d’idées qui ont le vent en poupe (les courants d’air) ; même si le vent des sables souffle jusqu’à devenir une véritable force d’influence.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *