Les orientations

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Cette association, d’intérêt général, a pour objet d’agir sur les causes, dans un esprit de concertation, qui engendrent l’exode vers les pays du Nord. Nous avons une approche collaborative (parmi les acteurs des pays du Nord) et participative (parmi la population locale) pour inciter à la discussion avec les populations locales sur les questions relatives à l’intégration sociale, au développement économique local, en Informant des différents dangers de l’émigration sauvage, pour sensibiliser et dissuader les personnes candidates à ce type de migration économique.

Notre rôle est de rendre service à ceux qui ont en tête l’émigration sauvage afin que les conséquences très probables de leurs décisions leurs soient connues. Ces personnes ont besoin d’être épaulées ou soutenues (moralement, psychologiquement) en vue de mettre en adéquation leurs racines culturelles et un objectif d’intégration locale ou régionale à déterminer en concertation avec les candidats.

Nous incluons la possible aide financière pour développer une activité ou acquérir une formation professionnelle ; aider à se réapproprier ou valoriser le rôle culturel de leur ethnie locale, également sous l’angle du patrimoine immatériel, tandis que la perte du sens vivant du caractère traditionnel de leur ethnie serait irrémédiable dans le livre d’histoire de l’humanité.

Nous voulons éviter, aux candidats à l’émigration sauvage, une prise de décision basée sur l’image exagérée du rêve, un voyage à sens unique, un engagement vers l’Europe qui leur serait fatale, déstabilisant, se transformant rarement en opportunité d’intégration dans la vie sociale courante.

Ces personnes ont leur propre culture, une éducation spécifique à leur mode de vie qui ne s’assimile pas forcément au mode de vie européen (qui a aussi ses spécificités) tel que :

  • la langue, le système éducatif (l’école dès la maternelle, la formation, savoir écrire, lire, compter, l’apprentissage d’un métier),
  • les habitudes de vie courante surtout pour les adultes (l’information par les « TIC » ou les médias, la distraction ou la culture par : le cinéma, la télévision, le théâtre),
  • les conceptions politiques et le goût de la controverse,
  • les modalités d’intégration de la personne dans le tissu économique (recherche d’emploi, la formation continue, la création d’entreprise),
  • le formalisme administratif, la justification par les papiers (dans tous les domaines).

De la simple différence assimilable à la confrontation des habitudes de vie, le retournement de situation peut être très rapide. Il s’agit là d’identifier les barrières qui limitent l’adaptation.

Nous avons pour objectif d’éviter ou de limiter le choc des cultures car tous les humains, selon nous, méritent le respect de leur existence, le droit de vivre en paix dans des conditions décentes ; c’est là un point délicat à résoudre.

Nous pensons qu’il faut aller au-delà de ce que font les organisations purement humanitaire, sur le territoire métropolitain ou sur les lieux de crise, qui apportent des subsides sous diverses formes  ; ce type d’action est louable mais il n’est pas une réponse suffisante aux difficultés sociales, culturelles, éducatives et économiques observables sur le terrain ; nous comprenons qu’il faut agir avant que la décision du départ soit prise.

COMMENT FAIRE ? Notre action se situe en amont, là où commence le rêve, le désir d’ailleurs.

Accompagner les candidats avant l’exode nous semble bien plus cohérent que de tenter de résoudre sur le plan juridique, administratif, social, philosophique, moral et financier, les interrogations que suscitent l’apparition soudaine et presque miraculeuse de gens, honnêtes la plupart du temps, arpentant les côtes maritimes européennes ou accrochés aux frontières terrestres, déboussolés par leurs périples, aux visages faméliques et assoiffés, manquant souvent de soins… (pour ceux qui arrivent vivants).

Notre objectif se veut signifiant et préventif afin que les candidats puissent progressivement mobiliser leurs propres ressources pour faire face à la situation locale. Nous avons une approche holistique ce qui sous-entend d’agir sur les plans humanitaire, social, culturel, éducatif et économique.

1 – sur le plan humanitaire :

Nous avons choisi d’œuvrer pour le bien-être de nos semblables avant que l’attitude du candidat soit incontrôlable dès le pays de départ ; les cas d’expulsions en Europe en sont une illustration.

Nous estimons qu’il est utile de leur apporter une meilleure compréhension du contexte ou du milieu ambiant du pays d’arrivée. Les moyens mis en œuvre pour l’assistanat sont, certes, cruciaux pour toutes organisations dans le domaine public en jouant un rôle de régulation vis-à-vis des plus démunis. Nous intégrons cette dimension dans nos volets d’actions.

Nous concevons l’approche humanitaire comme une réponse temporaire certes, mais surtout pour rebondir vers des solutions plus complètes engageant le candidat vers une orientation autonome, une prise en charge responsable de lui-même. Nous estimons que la dépendance ne devrait jouer qu’un rôle palliatif au lieu d’une situation entretenue comme telle.

Nous estimons que les efforts, bien qu’utiles, consentis par de nombreuses associations dans l’exercice d’une situation de dépendance entretiennent la confusion de genre entre l’épanouissement personnel et le maintien en survie permanente. Nous avons le souhait d’intervenir au début du processus avant de constater l’incontournable dimension purement humanitaire ; sous cet angle de vue, nous proposons des solutions complémentaires afin de donner du sens à la réalisation d’un avenir durable ; c’est ce que nous appelons aller au-delà de l’humanitaire.

2 – sur le plan social :

Nous développons nos relations auprès d’institutions ou d’organismes du milieu associatif dans la perspective d’améliorer la qualité de vie des candidats.

  • Identifier les besoins de soutien de la personne en prenant en compte son environnement proche comme point de départ du projet qui a pour but l’intégration sociale, par exemple,
  • Cerner la nature des difficultés de la vie sociale dans leur parcours de vie ;
  • Appréhender les facteurs de protection et de risque permettant une réponse adéquate aux besoins des personnes ; par exemple, l’aide psychologique par le soutien à se construire un avenir, vers un équilibre mental en adéquation avec le milieu social.

3 – sur le plan culturel :

Nous attachons une forte importance aux traditions car elles mettent en valeur l’identité des peuples concernés ; les traditions constituent le terreau de l’histoire des peuples quels qu’ils soient.

Considérant l’interdépendance entre le sujet et le milieu depuis la naissance, l’initiateur en est l’être humain, naturellement imprégné de la culture locale qui joue un rôle intégrateur. La famille, l’école, les proches, permettant l’adaptabilité dès l’enfance et l’imprégnation croissante du mode de vie local constituent les fondamentaux de l’épanouissement personnel. En cela nous devons agir en amont des chocs culturels dont nous sommes témoins.

4 – sur le plan éducatif :

Toutes les discussions se font à bâton rompu ; l’approche est simple, directe et après autorisation de la chefferie.

Nous rencontrons les adultes pour comprendre leurs motivations, le besoin d’andragogie ainsi que le souhait des parents en matière familiale, de projets futurs, d’acquisition de savoir-faire ; nous observons leurs perceptions philosophiques, leurs croyances religieuses et leur sensibilité à transmettre aux jeunes générations leurs sensibilités d’éducation.

Nous nous tournons également vers les enfants pour connaître la perception de leur avenir en concertation avec les parents. Nous nous orientons :

  • vers l’instruction de base telle que savoir lire, écrire, et compter sont essentiels à l’autonomie dans la vie quotidienne,
  • vers la compréhension de ce qui favorise la transmission du goût d’apprendre, aimer sa culture communautaire dans le respect de l’intégrité de la personne,
  • participer à l’impact de la résilience des parents et enfants à s’intégrer dans le monde qui se construit autour d’eux et dans leur pays, considérant les TIC comme des facilitateurs des apprentissages.

5 – sur le plan économique :

Nous voulons une meilleure participation des personnes dans le monde du travail qui nécessite une reconnaissance de leurs compétences afin de favoriser leurs relations avec le marché de l’emploi :

  • sous l’angle de la formation professionnelle pour favoriser leur autodétermination, considérant que les pratiques professionnelles ont pour objectif de promouvoir la qualité de vie,
  • également sous l’angle de la personne acteur de son projet entrepreneurial (ex : construction dédiée à l’instruction).

Par ailleurs, bien que nous agissions qu’avec les moyens mis à notre disposition, nos actions ont forcément un impact en faveur de la réduction des coûts liés aux imprévus en aval. Nous sommes persuadés que sans initiatives faites en amont, les sources de financement habituelles connues qui relèvent de l’imposition des ménages et les dépenses sociales, ne faibliront pas.

Nous considérons accomplir notre rôle par l’engagement de toutes nos équipes à la compréhension des enjeux de notre participation à la réduction des flux, aussi minces soient-ils.

Ainsi, vous pouvez nous aider à accomplir nos missions qui font appels à vos dons :

  • pour concrétiser la multitude de projets des autochtones,
  • pour favoriser l’insertion professionnelle locale,
  • pour préserver la culture locale,
  • pour tisser des liens avec les organismes d’entraide locaux,
  • pour soutenir les plus désespérés à reprendre courage en eux-mêmes dans le respect de leur identité.

Nous sommes prêts à intervenir sur les lieux où se façonnent les décisions, là où nous estimons que notre présence serait utile en vue de mettre en œuvre la convergence de nos orientations.

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